Publiée le par Sebastien-Bibiche TROGER
Certe ce n'est pas un trail en montagne,
Certe je n'étais pas blessé,
Certe j'ai en par forcément "chier ma mère",
Certe je ne suis pas tomb....ah si en fait je me suis vautré,
Mais "comme le veut la tradition" dixit la Vox Populi je me suis mis moi aussi à mon petit, non pas rapport de stage, mais rapport de course si je puis dire.
Bon, cependant, vous me connaissez, ce n'est pas le 1er et j'imagine que ce ne sera pas non plus le dernier.
Alors que tout les copains et copines de R4F préparaient le Trail de Corrèze, et ne pouvant pas le préparer et y participer, je me suis donc dit en juin que je referai bien Le trail de Mauves en Vert à Mauves sur Loire début octobre 2025.
Pour moi ce ne sera la 1ère expérience: finisher du 59km en 2023 sous un cagnard pas possible (plus de 35° à 14h ce jour-là), finisher du 60km en 2024 sous un temps encore plus dégueulasse que les pires Foulées du Mingot pour celles et ceux qui connaissent, j'allais donc préparer cette année un 63km avec 1700m de D+.
Je vous épargne ma préparation, solitaire, comme souvent sur cette période, faites de 3 ou 4 sorties semaines en alternant des séances spécifique de course, des séances de vélo, un peu de natation, du renforcement musculaire sous différents modes et différentes formes et des séances de récupération.
Aucun souci particulier dans cette prépa. Mon secret pour éviter le sur-entraînement parfois inhérent sur ce type d'objectif: quand parfois j'était fatigué et bien je zappais ma sortie en la remplaçant par un peu de renfo ou d'étirement....et chez moi, en tout cas, ça marche. A la vue de mon expérience maintenant je me permets donc ce petit conseil pour certains néophytes dont certaines et certains d'entre vous font parti!
Samedi dernier donc, veille de course, je prépare mon paquetage: barres de céréales, TUC, solution isotonique, eau, en anticipant au mieux ma stratégie de course à la vue du beau temps annoncé. En effet un peu d'eau toute les 15 minutes en alternant eau plate et solution iso, à partir de 1h45 de course début de la nutrition toute les 30 minutes en alternant salé et sucré en commançant pour le salé, puis, sous les conseils de" Erwan le Bienveillant" (on dirait un nom de jeu Donjon et Dragons!) je me dis que sur les ravitaillements de course je mangerai en fonction de ce qui me fera envie et plaisir.
Je me couche tôt pour me lever à 5h45 (départ de course 8h) en mangeant comme tous les matins la même chose!
J'arrive sur place pour récupérer mon dossard "vendéen"...oui j'avais le dossard 85....à 7h30. Tranquilou je me positionne sur la ligne de départ dans le dernier tiers du peloton. Nous sommes 340 à prendre le départ. Pour cette course je ne me suis pas fixé d'objectif. En effet je n'ai plus rien à me prouver et à quoi bon? Si à la fin je joue les "ouin-ouin-ouin" comme le fait si bien Pascal Praud sur Cnews en me disant "fait chier j'ai mis 10 minutes de plus que prévu....j'aurai dû...merde..." A 47 piges je suis là pour M'A-MU-SER! Je serai fidèle à ma stratégie: je cours en EF (endurance fondamentale, voir parfois au seuil) quand ce sera + ou- plat, je cours dans les descente en me faisant plaisir (sans prise de risque, je ne suis pas dans un Championnat du Monde....ni même dans un championnat d'ailleurs) et dans les monter il faudra marcher. Le maître-mot sera de profiter de la course, des gens, des paysages.
8h: coup de feu, c'est le départ
Comme l'an dernier on attaque par une montée. Certaines et certains partent comme des balles. Non mais WAF!! Y a 63km à faire. Fidèle à ma stratégie moi je marche, après 300m de course...Et alors?
14km me sépare du 1er ravitaillement: fidèle à mon plan je gère mon effort, cardio dans le vert et nutrition au top. Au 8em km je cause avec un gars dont c'est le 1er longue distance. je lui suggère de ne pas partir trop vite quand même. Il me répond: "t'inquiètes je gère je suis super bien". Moi je trouve qu'il envoie un peu beaucoup quand même. Il est fit et athlétique, sûr de lui, mais c'est son 1er "+de 50km". L'Histoire retiendra qu'il ne passera pas la dernière barrière horaire....L'Expérience ça joue beaucoup (notre Catherine validera le concept je suis sûre!). Au 1er ravito donc je me laisse tenter par un bout de pain d'épice.
Le prochain ravito sera le "ravito-gourmand" du Cellier en bord de Loire. Les 16km me séparant de celui-ci se déroule aussi comme prévu: 0 douleur (je suis donc physiquement bien prépara), dès que je me perds un peu dans mes pensées je suis les conseils de Vincent et je me recentre sur moi "en pleine conscience" en diminuant mon rythme cardiaque dans les montées pour ainsi bien récupérer (je suis donc très bien préparé mentalement) Tout va bien.
Au ravito je me laisse tenter par une petite soupe de légume: ça hydrate, ça apporte du sel et ça fait du bien. On est bien, avec plus de 1 heure d'avance sur la bariière horaire.
Je repars au bout de 5 minutes de pause le temps de recharger un eau et en solution isotonique. C'est reparti avec encore 33km. La course va forcément devenir un peu plus dur.
Le prochain ravito sera au km 45. On arrive sur la partie un peu chiante de la course où l'on longe pendant un certain nombre de kms la voie ferrée. C'est chiant et ce n'est pas forcément facile de rester focus. Là encore je me recentre!
Km 47: il est temps de prendre un peu de sel, enfin...des tucs...mais mon tube digestif me suggère...NON! Je me dis "une pom'pot alors", mon tube digestif me répond là encore négativement. Il reste à ce moment là 16km.....sans manger avec déjà 47km de passer je me dis "merde". C'est mon coup de moins bien...
Sans trop paniquer je me contente de boire, de continuer à courir (0 crampe, peu de douleur, les jambes s'alourdissent un peu mais ça va). J'arrive au dernier ravito au 56em avec 1h15 d'avance sur la barrière.
Je me laisse tenter par un bout de saucisson: ça passe comme papa dans maman. Je donne rdv aux autres coureurs à l'arrivée.
Pendant ces 7 derniers kms je dépasse du monde. Je vais bien. Mais il faut rester prudent....
A 2km de l'arrivée, en descente, je me prends le pied dans une racine et je me vautre comme une merde dans les orties. Au bilan pas de casse, des échardes pleins les mains (j'en ai encore certainement) mais ça va. Je repars.....un peu refroidi quand même.
Je termine ma course en 8h22, comme l'an dernier mais l'an dernier c'était 60km, pas 63km.
Je suis donc content de ma perf. Je fini relativement frais même si me chute est certainement dûe à un manque de lucidité.
165ème de la course sur 230 finishers (comme tous les ans y a eu un paquet d'abandon)
Une juge une course sur sa prépa, son résultat et son vécu, et sur sa récupération.
Le soir je me suis couché tôt...j'étais naze. Pour les fans de data en 8h j'ai consommer 5500kcal alors qu'en principe j'en consomme 2200 par 24h environ....Il va falloir reprendre des forces.
Ma journée de lundi les jambes ont été lourdes mais ça allait.
Le mardi j'ai eu un coup de mou en début d'après-midi.
Ce mercredi j'ai fait 10km tranquille et j'ai pu sentir quand même la fatigue, non pas dans les jambes, mais plutôt une fatigue "fondamentale", globale.
J'y retourne demain dimanche avec vous.
Ferais-je une course plus longue? Je ne sais pas, je ne cours pas après non plus et je ne suis pas certain de vouloir courir 90 ou 100km pour me prouver je sais pas quoi...
Repartirais-je sur une course à la con? Probablement.
Le fait est que c'était mon 58èm départ de course et je suis finisher pour la 58ème fois.
Ma préparation était donc très bonne!
Rdv pour de prochaine aventures: le combo 5-10km à Cholet, le Téléthon, les Mingots, une corrida à Noel.....
Seb





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