Publiée le par guillaume ORIEUX
Ça fait presque un an et demi que je n'avais pas pris le départ d'une course, la faute à cette maudite blessure à l'aine.
Bien sûr, entre temps, je suis quand même allé sur pas mal d'événements quand même, mais toujours comme supporter, avec le drapeau de Runforfun à la main. J'avoue qu'à un moment je me sentais plus proche de me présenter président du fan club R4F que remettre un dossard un jour!
Mais ça y est, la mécanique est enfin opérationnelle pour attaquer le trail de "La traversée de la Baie de St Brieuc" sur le 43km.
Alors qu'il est tombé des cordes une partie de la nuit et de la matinée, la pluie s'arrête quasiment par miracle au moment d'aller se placer sur la ligne avec mes 9 compagnons d'aventure R4F. A ce moment là, je ne pense pas les revoir avant plusieurs heures, et pourtant...
Top départ dans des chemins un peu boueux, chacun trouve sa place gentiment dans le peloton quand soudain, arrêt brutal devant moi en plein single après environ 3-4km. C'est l'incompréhension le temps que les infos arrivent : les premiers n'auraient pas réussi à traverser une rivière côtière car l'eau est trop haute et il y a trop de courant. Ça se confirme, il va falloir faire demi tour pour prendre un itinéraire bis. On se décale juste pour laisser passer les tout premiers qui font demi tour dont Julien, mais ça s'arrête là. Il va falloir être patient car ça embouteille dûr. En regardant derrière moi, je vois que je suis à peu près dans les 50 derniers à ce moment là. Je suis tellement heureux d'être sur la course, que je relativise la situation sans problème. Mais c'est vraiment pas la tendance autour de moi où certains ont des propos vraiment dégueulasses envers les organisateurs!
On arrive enfin à recourir et pas longtemps après, vers le 5ème km, j'attaque les choses sérieuses avec la fameuse traversée de la baie. D'abord dans du sable mouillé en guise d'échauffement, il faut ensuite traverser pendant un bon moment avec de l'eau jusqu'à la taille et je préfère tenir mon sac à bout de bras pour ne pas tout tremper. A la sortie de l'eau par une longue plage, j'aperçois Seb au loin et je réalise à ce moment là que je vais pouvoir revoir plusieurs R4F au fil de la course.
Ça me motive, je rattrape Seb avant de rejoindre Caroline et Rémi. C'est très difficile de se caler sur un rythme car avec les péripéties d'avant, je double des coureurs pendant que je me fais doubler par d'autres en même temps. Même si je sais bien que c'est pas forcément une bonne idée, je fais toutes les montées en courant pour l'instant. Encore des foulées connues devant : Erwan, Cat et Cécé, ça me plaît bien comme concept! Je continue sur le GR34 et sur les hauteurs la vue sur la côte est magnifique surtout qu'il y a maintenant un peu de soleil. Je rejoins Dominique et là incroyable, alors que j'étais sûr de ne pas revoir Julien avant l'arrivée, on se croise sur une toute petite portion à double sens. Je fais les comptes, il ne me manque plus que Bruno et j'aurai revu tout le monde. D'ailleurs ça ne tarde pas, le voilà dans une montée, pris en flag de gestion d'efforts! C'est bête mais bizarrement, passé cette phase de remontée sympathique, je ne vais plus avoir du tout la même énergie.
On arrive au premier ravito du 17è km et ça devient très"cassant" pour les jambes. La suite, ce sont des passages dans des vallées encaissées qui rentrent dans les terres avec de longs singles boisés, des relances courtes mais incessantes et régulièrement des passages dans l'eau pour que les chaussures n'aient pas les temps de sécher, sinon c'est pas drôle! On traverse aussi plusieurs longues plages où sont placés les 2 autres ravitos.
Les pauses pour marcher sont de plus en plus fréquentes et j'ai surtout une furieuse envie de sucre. Je comprends que la fringale a pointé le bout du nez. Comme je n'ai comme d'habitude que des compotes sur moi, je fais de l'automédication : ça sera double dose pomme/banane et pomme/poire! Avec ça je devrais repartir comme une bombe!...et ben non, en fait pas du tout! Blague à part, j'arrive à retrouver un tout petit rythme quand même en m'accrochant à l'arrière d'un groupe.
Fin de de parcours, il faut encore contourner l'embouchure du Gouët jusqu'au port du Légué (un truc tout plat mais interminable). Je m'arrête discuter un peu avec Fafa qui est là avec les enfants et je repars avec des nouvelles des coureurs du 27km. Ça encore, s'arrêter là après 40 bornes, c'est vraiment pas une bonne idée! Pourtant il ne reste que 2km mais il y a un bon raidard avec des marches qui me paraissent démesurées enchaîné avec une ultime traversée de plage avant de mériter la ligne d'arrivée. C'était vraiment un trail exigeant mais vivement le prochain! J'ajoute une mention spéciale pour les encouragements des bénévoles tout au long de la course et pour l'ambiance au top qu'ils ont su transmettre dans la zone d'arrivée.












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