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Mes Hospitaliers 2026


Publiée le par guillaume ORIEUX

Mes Hospitaliers 2026

   J'ai décidé de vous faire un petit débrieffing sous un œil un peu différent du traditionnel récit de course. Il m'est arrivé une vraie tuile sur cette édition des Hospitaliers 75 km 2026 : des crampes!

   Vous allez me dire, des crampes, jusque là, rien d'extraordinaire. Mais quand ça te prend dès le 35è km et qu'il en reste plus de 40 à faire, c'est un peu gênant quand même.

   Pour le contexte, j'étais déjà venu faire le même format en 2023 (sans crampe) avec Rémi et Hugo . Clarisse et Cécé qui avaient fait le 29km la veille avaient été nos supportrices de choc toute la journée. Je n'ai pas suivi de prépa précise mais j'ai fait largement ce qu'il fallait pour être en forme au départ avec des sorties longues jusqu'à 46 km. Je suis parti avec des bâtons que je n'avais pas sorti une fois depuis 2 ans.

   
   Sur la ligne à 5h le matin, il fait 6-7°C et à cette température là, normalement je cours en tee-shirt. Le problème c'est que la météo annonce des nuages et du vent sur les hauteurs. Alors je me dis que je vais directement partir avec un coupe vent imperméable parce que ça sera plus compliqué de l'enfiler dans le noir sinon.

   Les 20 premiers km sont assez rapides, je transpire déjà énormément et je comprends que j'ai fait une bêtise car je suis déjà complètement trempé et je ne pourrai plus jamais enlever mon coupe vent de la course. Dans le même temps, je me force à boire de l'eau souvent mais finalement assez peu. Jusque là tout va bien. Il y a ensuite un ravito liquide en pleine montagne km 28, je rempli mes 2 flasques de 500ml. La suite nous emmène jusqu'au ravito de Dourbies km 43.

   C'est sur cette portion qu'apparaissent les premières crampes aux mollets, la première fois en repartant à courir au sommet d'un raidard. J'avale tout de suite une gélule de sel et j'essaie de boire pas mal. En faisant attention, j'arrive à trottiner doucement en descente mais il y a une vitesse à ne pas dépasser, sinon les crampes reviennent directement.
   
   Le moral en prend un sérieux coup quand je m'aperçois que ma 2ème flasque est perçée et que j'ai perdu tout mon reste d'eau. Il reste 8 km avant le ravito et plus une goutte, alors je passe en mode 100% marche pour ne pas empirer la situation. Ça fait d'autant plus mal au moral qu'il y a pas mal de portions descendantes.

   Enfin au ravito! Je retrouve nos supporters et Steph m'accompagne dans le ravito et m'aide à prendre ma flasque de secours. Ça me remonte au moins le moral, parce qu'on ne va pas se mentir, niveau musculaire c'est un peu inquiétant. Je reste un bon moment pour m'hydrater et j'en repars en courant environ 5km d'affilée.

   A un moment où j'y pense de moins en moins, clac! les crampes reviennent. Et là plus brutalement avec en plus d'autres muscles à l'arrière des cuisses qui s'y mettent. A partir de là, je fais une croix sur un bon temps à l'arrivée.

   Au lieu de m'enfoncer le moral, c'est le contraire qui se passe : je sais que j'ai beaucoup d'avance sur la barrière horaire et en faisant quelques rapides calculs je suis à peu près certain d'aller au bout. Je réduit un peu le rythme en montée et quand j'arrive à courir, je prends ça pour du bonus.

   J'arrive au ravito de Trèves bien mieux qu'à celui d'avant. Camille et Baptiste m'aident à refaire le plein avec des pastilles d'électrolyte dans l'eau et je reprend aussi une gélule de sel.

   La suite sera un enchaînement de portions où j'arrive à recourir et d'autres où c'est plus laborieux quand les crampes réapparaissent. Je passe au dernier ravito de Cantobre km 69 mais je repars direct après le plein des flasques.

   Un dernier passage devant les supporters R4F en folie et il ne reste plus qu'à attaquer le dernier gros morceau bien coriace avec pour seul objectif d'arriver sans remettre la frontale. 
Après avoir terminé mes 2 flasques une dernière fois pour mettre toutes les chances de mon côté, j'en termine après une énième crampe à 500m de la ligne.

   Je garde finalement de ce trail un très bon souvenir malgré mes malheurs. Je vais quand même essayer de m'améliorer sur les causes possibles de ces crampes : sur-transpiration, manque d'hydratation, de minéraux... pour les prochaines fois. Je suis preneur si certains ont des conseils ou veulent simplement en discuter au détour d'une sortie...

   En tous cas, ça confirme une nouvelle fois que le mental le jour J est bien le plus important dans ce genre d'aventure...

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7 commentaires

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Ludivine PERIO

Ludivine PERIO le 29 octobre à 19:30

Bravooo guigui pour ce bel exploit. Quel mental 💪💪💪
Marie Cailler

Marie Cailler le 29 octobre à 19:25

Merci pour ton recit Guillaume! Bravo pour ton mental malgré tes péripéties! Je te conseille d écouter le podcast Safe Pace episode « test à l effort » Où ils évoquent les crampes si peut t éclairer un peu dans ta recherche 🤷‍♀️
mohamed BSIR

mohamed BSIR le 29 octobre à 18:13

Bravo pour ton récit et surtout chapeau bas pour l'exploit 💪
Marie-Laure BOSSIS

Marie-Laure BOSSIS le 29 octobre à 18:07

Merci pour ton récit, la force du mental dans les moments douloureux 👏👏
Catherine CHAUVIN

Catherine CHAUVIN le 29 octobre à 17:49

C'est marrant mais même avec des tuiles, on est prêt à recommencer hein 😅 encore bravo à toi, binôme de petit déj 😉
Julien Dessevre

Julien Dessevre le 29 octobre à 16:50

merci Guigui pour ton récit.. tu donnes un peu moins envie que Cécé mais j'aime bien quand même 😅.. bon repos a toi🤘
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